Les coentreprises : un outil privilégié pour les mégaprojets
Le financement des grands datacenters s’organise de plus en plus autour de coentreprises associant un acteur technologique ou télécom à un investisseur spécialisé dans les infrastructures. Ce modèle permet de répartir des besoins en capitaux désormais comparables à ceux des grands projets d’équipements énergétiques, tout en séparant l’exploitation numérique de la détention des actifs physiques. En France, le projet porté par Orange et Morrison vise une capacité de 400 MW et mobiliserait 3 milliards d’euros. Au Texas, Meta s’appuie sur BlackRock pour développer un campus d’un gigawatt estimé à 14 milliards de dollars. Cette convergence confirme que l’accès au financement, au foncier et à la puissance électrique ne peut plus être supporté par un seul bilan. Elle renforce aussi le rôle des fonds d’infrastructure dans les décisions industrielles du numérique, avec des engagements de très long terme fondés sur la visibilité des revenus, la solvabilité des locataires et la sécurisation des raccordements.
