Aux États-Unis, les datacenters s’invitent dans le débat électoral
Après les moratoires locaux, la contestation des datacenters américains atteint désormais les campagnes électorales. Le sujet devient structurant pour les élections de mi-mandat, avec des candidats des deux partis contraints de prendre position sur les tarifs électriques, l’usage de l’eau, la gestion des nuisances et les avantages fiscaux. En Californie, sept projets de loi sont en cours d’adoption pour encadrer plus strictement les datacenters, notamment en leur faisant supporter une plus grande part des coûts de réseau électrique, en imposant davantage de transparence sur leur consommation d’eau et en renforçant les obligations d’évaluation environnementale. Les opérateurs technologiques, les énergéticiens et leurs organisations professionnelles consacrent quant à eux plusieurs millions de dollars au lobbying. Dans le Montana, deux opposants au projet de datacenter de Broadview se sont déclarés candidats par inscription libre contre le sénateur républicain sortant lié professionnellement à un investisseur d’un projet local.
