L’Europe poursuit l’extension de sa capacité numérique
La croissance européenne des datacenters se diffuse désormais sur plusieurs géographies et plusieurs modèles d’exploitation, au-delà des grands hubs traditionnels. Google prévoit de doubler la capacité de son site autrichien avec un investissement d’un milliard d’euros, tandis que Paris continue d’attirer de nouveaux projets de grande puissance avec, par exemple, la coentreprise de Segro et Pure Data Centres. Dans le même temps, Cerebras prépare jusqu’à 200 MW de capacité de calcul IA en France et dans les pays nordiques d’ici fin 2027. Cette dispersion, qui renforce la concurrence entre territoires européens, répond autant à la demande de calcul qu’à la recherche de foncier, d’électricité et de latence disponibles. Pour les opérateurs de datacenters, le choix d’implantation demeure un arbitrage combinant proximité des utilisateurs, disponibilité énergétique, délais de raccordement, fiscalité et capacité locale à délivrer rapidement des infrastructures techniques.


