La prédictibilité de l’usage de l’eau, fondamentale pour les nouvelles implantations
La disponibilité théorique de l’eau ne suffit plus à instruire un projet de datacenter : sa consommation doit aussi être mesurable, explicable et compatible avec les usages locaux. À Visakhapatnam, le projet indien de Google, évalué à 15 milliards de dollars, se heurte à des inquiétudes sur l’approvisionnement alors que la ville connaît déjà un déficit quotidien. L’Andhra Pradesh a promis une garantie d’eau sur vingt ans, tandis que Google indique privilégier un refroidissement avancé par air. En Allemagne, le gouvernement fédéral reconnaît ne pas disposer de données suffisantes pour chiffrer la consommation d’eau liée à ses ambitions de développement des datacenters. En Afrique du Sud, une estimation erronée de 4,4 milliards de litres attribuée à de nouveaux sites du Cap a dû être corrigée, montrant combien la méthode de calcul peut elle-même nourrir la controverse. Le choix du refroidissement, la qualité des données de consommation d’eau et ses garanties d’allocation deviennent ainsi des paramètres d’implantation aussi déterminants que la puissance électrique.
