Datacenters orbitaux : le problème de la dissipation thermique
Disposer d’une capacité de traitement de l’information en orbite passe du registre prospectif à celui des programmes industriels annoncés, mais la physique du refroidissement demeure un obstacle majeur. SpaceX et xAI associent désormais leurs ambitions de calcul terrestre à un projet de constellation de satellites capables d’embarquer des charges IA, tandis que des initiatives chinoises sont présentées comme plus avancées et alimentent un débat européen sur le retard technologique du vieux continent. L’argument orbital combine l’accès à l’énergie solaire, le déploiement modulaire et le traitement de données au plus près de certaines plateformes spatiales. Il se heurte toutefois à une contrainte fondamentale : dans le vide, la chaleur ne peut être évacuée par convection et doit être rayonnée vers l’espace, ce qui exige de grandes surfaces radiatives, massives et coûteuses. Les niveaux de puissance envisagés accentuent ce problème.

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