Outre-Atlantique, la confidentialité des projets se heurte au droit public
Les accords confidentiels qui entourent certains grands datacenters deviennent plus difficiles à maintenir lorsque les collectivités, les régulateurs et les entreprises de service public sont partie prenante. Dans le Dakota du Nord (États-Unis), le Sénat a rejeté par 32 voix contre 15 une proposition visant à interdire les accords de non-divulgation entre organismes publics et développeurs de datacenters ou d’autres grands projets industriels. Le débat doit toutefois se poursuivre lors de la session ordinaire. En Arkansas (États-Unis), un juge fédéral a refusé d’empêcher des médias de publier des documents obtenus via une demande d’accès aux informations publiques, bien qu’Entergy Arkansas affirme qu’ils contenaient des secrets commerciaux. Ces pièces ont révélé des éléments financiers d’un accord énergétique associé au datacenter Google de West Memphis. Ces affaires posent une question opérationnelle aux porteurs de projets : les informations nécessaires à une négociation commerciale peuvent ensuite relever d’obligations de transparence dès lors qu’une administration ou une fourniture de service réglementée intervient. La définition préalable de ce qui peut légalement rester confidentiel devient donc un enjeu de faisabilité d’un projet.
