Le financement des datacenters répartit le risque entre davantage d’acteurs économiques
La construction de datacenters pour l’IA exige des montants considérables. Pour financer ces projets sans concentrer la totalité du risque dans leur propre bilan, les porteurs de projets utilisent de plus en plus des montages qui font intervenir les marchés financiers. La titrisation consiste par exemple à regrouper des revenus futurs, comme les loyers versés par les clients d’un datacenter, puis à découper ces potentialités de gain en émettant des titres achetés par des investisseurs. Ceux-ci avancent ainsi une partie des capitaux et supportent, en contrepartie de la rentabilité attendue, une part du risque de défaut de remboursement. D’autres engagements, comme certaines garanties de crédit, peuvent demeurer hors bilan tant qu’ils ne sont pas utilisés, ce qui rend l’exposition réelle aux risques économiques plus difficile à apprécier. Avec l’essor des infrastructures IA, les investisseurs examinent donc de plus en plus attentivement la solidité des clients finaux, la durée des baux et les garanties financières afin de déterminer qui garantit les dettes et qui paiera si un projet ou un locataire rencontre des difficultés financières.




