Refroidissement, stockage d’énergie et implantation sortent du modèle conventionnel
Les contraintes thermiques et énergétiques imposées par l’IA accélèrent l’adoption de solutions longtemps considérées comme périphériques. Nvidia pousse le refroidissement liquide à eau tiède jusqu’à 45 °C, ouvrant la voie à des systèmes capables de réduire le recours aux groupes froids et de mieux valoriser la chaleur fatale. En Irlande, une batterie au CO₂ doit fournir jusqu’à neuf heures d’autonomie à un datacenter, illustrant l’essor du stockage d’énergie longue durée pour lisser la demande et renforcer la résilience. Samsung Heavy Industries prépare parallèlement un datacenter flottant proche des côtes, afin de déplacer certaines contraintes foncières et de rapprocher l’infrastructure de ressources énergétiques et de refroidissement. Ces projets traduisent une recomposition de l’architecture physique du secteur : le bâtiment, l’alimentation, le refroidissement et le stockage sont désormais conçus comme un système intégré, condition indispensable pour soutenir des densités de calcul toujours plus élevées.




