UTILISATION DES QR CODES EN CENTRES DE DONNEES

Les QR Codes (pour Quick Response Codes – appelés aussi Flash codes, codes-barres matriciels ou codes-barres 2D) envahissent notre quotidien et permettent, une fois scannés, d’accéder à du contenu informatif complémentaire relatif à leur support. Initialement inventés pour les besoins logistiques de l’industrie, aujourd’hui massivement employés tant dans le secteur tertiaire que par les pouvoirs publics, leur génération aisée s’avère d’autant plus pertinente que leur format ouvert peut être interprété par des lecteurs logiciels largement disponibles et facilement incorporés dans des périphériques mobiles. Et c’est précisément ce dernier point qui rend leur utilisation particulièrement adéquate dans les Data Centers.

Malgré les efforts continus de rationalisation et de signalisation, les centres de données ne sont pas conçus pour offrir une lisibilité immédiate aux exploitants en matière d’organisation du cycle de vie des matériels, de spécificité de gestion en cas de crise ou de compartimentation fonctionnelle. D’où l’utilité d’une documentation solide permettant ce niveau d’abstraction. Toutefois, cette condition nécessaire montre souvent ses limites opérationnelles : difficile à maintenir, elle peut s’avérer ponctuellement obsolète et contre-productive. Exhaustive, il devient malaisé d’en extraire les informations réellement essentielles aux opérations.

Ces écueils peuvent être résolus par application d’une GED rigoureuse, cependant la consultation documentaire traditionnelle s’accommode toujours aussi mal des opérations réalisées directement en salle, lorsque l’administrateur ou l’exploitant se trouve confronté à la réalité physique de centaines de matériels interconnectés, de génération et de constructeurs divers, densément répartis parmi les alignements d’armoires techniques indifférenciées sur le plan fonctionnel, desservis par les caractéristiques techniques du bâtiment obéissant à des règles de gestion distinctes.

C’est ici que l’emploi des QR Codes permet d’adresser rapidement les informations utiles aux interventions portant sur les aspects physiques du SI ou les impactant. En scannant le code matriciel apposé sur n’importe-quel élément (rack, commutateur, camera IP, serveur, climatiseur, DAE, STS…), l’exploitant peut prendre immédiatement connaissance sur sa tablette des informations détenues, et idéalement maintenues en temps réel, par l’application d’Asset Management à son sujet : identification, caractéristiques physiques, rôle fonctionnel, consommation électrique, département responsable, données comptables… ; il peut aussi accéder aux procédures de premier plan applicables en cas de crise, telles que les indicateurs de criticité, les relations de dépendance ou encore les procédures d’extinction et de reprise. Certaines applications à base de QR Codes vont encore plus loin en proposant la mise à disposition des interfaces de supervision et d’administration depuis le scan ou la modélisation intelligente des interrelations dans l’optique du DCIM (éventuellement, sur le principe de la réalité augmentée), tandis que d’autres permettent d’autoriser l’accès physique au contenu des baies sous réserve de la fourniture d’un code d’accès demandé lors du scan de celles-ci.

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